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Cette
année encore l' OSCE (Organisation pour la Sécurité et la Coopération
en Europe) a ouvert ses portes aux différentes Organisations Internationales,
aux ONG et aux gouvernements membres adhérents. Le but de ces rencontres
consiste à réunir en séances de réflexions et de travail les représentants
des pays et organisations participant aux différents projets de
l'Organisation en cours afin de mettre en lumière les dysfonctionnements,
les incohérences et les manquements au respect des Droits de l'Homme,
entre-autres, identifiés dans chacun de ces pays.
Discours
du porte-parole raëlien lors de la session sur la liberté de Religion
•
Je suis la porte-parole du Mouvement Raëlien Européen, religion
minoritaire dans le monde depuis 30 ans, répartie dans 90 pays.
Notre religion est athée et apporte une nouvelle hypothèse sur l'origine
de la vie sur terre ainsi qu'une spiritualité basée sur la non-violence,
le respect inconditionnel de la vie, la science et les droits de
l'être humain. Dans de nombreux pays où les Droits de l'homme sont
respectés, comme les US, nous sommes reconnus officiellement comme
religion.
•
Tout d'abord, en préambule, nous constatons qu'en Europe francophone
la discrimination religieuse est plus forte que dans le reste de
l'Europe. Nous avons constaté un léger début d'amélioration mais
il y a encore beaucoup trop d'intolérances, notamment en France,
Belgique et Suisse . Nous constatons en effet que la Convention
européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales qui
garantit la liberté de pensée, de conscience et de religion n'est
pas respectée. Nous constatons aussi que la France et la Belgique
qui ont été ici même interpellées pour leur non-respect des libertés
religieuses n'ont pas encore suivi les recommandations de l'OSCE
et continuent leurs politiques de discriminations des minorités
religieuses.
• Dans ces pays, notre religion a été et est encore listée dans
des rapports parlementaires diffamatoires sur les prétendues « cultes
ou sectes ».
-
Ces listes n'ont pas de valeur juridique mais ont créé un environnement
de haine envers les religions minoritaires et ont eu des conséquences
très négatives comme :
- des discours anti-sectes dominant dans les Média et où le droit
de réponse est rarement accordé. Les plaintes pour diffamation contre
les média sont le plus souvent rejetées car les juges privilégient
la liberté d'expression des journalistes et leur octroient le bénéfice
de la bonne foi ;
- liberté de réunion inexistante : la location de salles pour des
réunions publiques et privées est très souvent impossible pour les
associations religieuses minoritaires, les propriétaires de ces
salles étant influencés par les organismes de lutte anti-sectes
qui s'appuient sur les listes gouvernementales désignant lesdites
minorités religieuses comme dangereuses ;
- refus du droit de garde, en cas de divorce, pour le parent qui
appartient à une religion non reconnue ;
- violence physique sur plusieurs de nos membres en France, alors
même qu'ils participaient à des marches officielles pour la paix
et la tolérance.
•
En plus de ces listes, la France et la Belgique ont mis en place
des organismes d'Etat et des procédures de lutte contre les «sectes»
:
En
France, l'Administration Française reçoit ou détient encore
des consignes, par circulaires internes en provenance des Ministères
de la Jeunesse et des Sports et de l'Education, diffusées aux enseignants,
les appelant à conditionner les élèves à se méfier de ce qu'on appelle
encore les "sectes" en France. La contamination à la haine et à
la discrimination commence ainsi très tôt. Le Mouvement Raëlien
au contraire, pense qu'en plus des trois grandes religions majoritaires
et des Droits de l'homme, toutes les croyances existantes devraient
être enseignées aux plus jeunes, ou au moins le respect des différences,
de pensée et de religion. Les écoles de magistrats forment les jeunes
magistrats à traiter de manière particulière les dossiers concernant
les sectes et leurs membres, entraînant souvent un parti-pris dans
le jugement. Le maire de la ville de Paris a fit établir une carte
de localisation des sectes sur son territoire qui a entraîné des
dérives au sein des comités de quartier d'incitation à la délation
par diffusion de tracts dans les rue (cf. tract « comité de soutien
à Anne Hidalgo » ).
En
Belgique, l'Etat ne finance que les religions reconnues, et
utilise à cet effet, l'impôt sur les personnes physiques provenant
de tous les contribuables, y compris ceux qui professent une religion
non reconnue ou qui n'adhèrent à aucune religion. Ce système n'est
pas équitable puisqu'un certain nombre de contribuables ne sont
pas en mesure d'empêcher l'Etat d'utiliser l'impôt sur leurs revenus
pour financer des religions qui sont en concurrence avec leur propre
religion ou s'y opposent ouvertement. En Belgique aussi les mécanismes
et agences d'Etat de lutte contre les «sectes» et les procédures
s'y afférant, restent très forts et ne respectent donc pas les engagements
pris dans la passé ici à l'OSCE : l'Etat belge a mis en place des
mécanismes et des agences pour identifier les organisations sectaires
nuisibles», pour mettre en garde l'opinion publique à leur encontre
et lutter contre elles : une Commission d'enquête parlementaire
sur les sectes, un Centre d'information et d'avis sur les organisations
sectaires nuisibles et une Cellule de coordination de la lutte contre
les organisations sectaires nuisibles.
Une
affaire nous inquiète fort en ce moment dans ce pays : un de nos
membres, Daniel Mican, d'origine roumaine, résidant en Belgique
depuis 13 ans, se voit refuser ce mois-ci la nationalité belge en
raison de son appartenance à la religion raëlienne ; cela, alors
que l'Etat Belge vient une nouvelle fois de se voir condamner le
même mois pour discrimination pour sa liste des sectes (envers les
Pentecôtistes).
(
complément d'info dernière minute : )
Après trois passages au tribunal de première
instance à Louvain et des enquêtes approfondies sur la personne
de Daniel MICAN, l’accusation a dû se rendre à l’évidence et retirer
sa plainte. Le jugement prononcé le 12 décembre 2005 accorde enfin
la Nationalité Belge au raëlien Daniel MICAN. La justice belge a
fait la preuve qu’un membre du mouvement raelien n’est pas dangereux,
contrairement a ce que le gouvernement aimerait démontrer C’est
assez inquiétant de voir que 90% du temps dans cette affaire, a
ete passé a parler du Mouvement Raëlien. Cela n’arrive jamais lors
d’une demande identique faite, par un catholique par exemple, tout
en sachant que dans ce cas-là se trouverait en cause une organisation
dans laquelle plus d’une fois « des membres enseignants » se sont
rendus coupables de pédophilie et, qu’en plus, l’organisation elle-même
– au lieu de les dénoncer – a tenté de les substituer a la justice
(
voir aussi communiqué de Presse du Mouvement Raëlien en Belgique
"Pour en finir avec les véritables sectes dangereuses !)
•
C'est pourquoi nous demandons ici avec insistance encore aux gouvernements
belge, francais et Suisse :
- de mettre un terme à l'ingérence des pouvoirs publics dans les
affaires intérieures d'organisations religieuses et philosophiques
et de renoncer à toute politique discriminatoire à l'égard de certaines
minorités religieuses et philosophiques
- de
supprimer les subventions et autres aides financières données aux
associations anti-sectes.
L'argent de ces aides provient des impôts des citoyens, parmi lesquels
nombre de membres des religions minoritaires, dont l'argent est
utilisé pour combattre leurs propres croyances. Ceci est contraire
à la constitution, qui énonce clairement la séparation des églises
et de l'Etat. d'accorder des exonérations d'impôts aux citoyens
faisant des dons à toutes les organisations religieuses.
Nous demandons spécifiquement au gouvernement Belge :
d'abroger la loi d'exception qui a créé le Centre d'information
et d'avis sur les organisations sectaires nuisibles et la Cellule
de coordination de la lutte contre les organisations sectaires nuisibles.
de revoir la Constitution pour y introduire la séparation totale
entre l'Etat et les religions/philosophies et élaborer un système
de financement permettant à tous les contribuables de choisir et
de contribuer à l'une des organisations religieuses et philosophiques
de leur choix (système norvégien).
Nous
demandons spécifiquement au gouverment français :
l'application immédiate de la circulaire Raffarin, le précédent
premier ministre français, qui en mai dernier, a rendu obsolète
et caduque la liste noire des 172 mouvements qui furent qualifiés
de sectaires par voie de rapport parlementaire en 1995. la dissolution
de l'UNADFI , association censée lutter contre les "dérives sectaires"
au mépris de la liberté de conscience et subventionnée avec nos
impôts.
l'arrêt
des consignes et circulaires destinées à l'Ecole de la Magistrature,
qui recommande la sévérité, quand un membre de religion minoritaire
est traduit pour quelque motif que ce soit.
l'arrêt de la distribution des consignes anti-sectes au sein de
l'Education nationale.
Nous demandons à l'OSCE :
• - de conseiller aux états membres de bannir le mot «secte» dans
tous leurs écrits et dans ceux de leurs administrations, et de le
remplacer par le terme «minorité religieuse» comme le conseille
le Conseil de l'Europe, car le terme «secte» génère de graves discriminations
et de l'intolérance.
• d'ordonner aux Etats concernés, la dissolution des groupes anti-sectes
européens ;
• de promouvoir le dialogue entre les Etats et les organisations
religieuses et philosophiques dans les pays ;
• de créer un centre inter-universitaire international d'information
et d'avis sur les organisations religieuses, spirituelles, ésotériques
et philosophiques qui aura compétence pour traiter les problèmes
de nature religieuse
• de créer un organisme chargé de censurer les écrits religieux
du monde entier pour les débarrasser des incitations à la haine
et à la violence, et aussi pour les expurger de tout ce qui ne respecte
pas les principes de base des droits de l'homme, à l'exemple du
Conseil de l'Europe qui vient de condamner les religions (catholique,
juive et musulmane) qui ne respectent pas les femmes dans leurs
textes et leurs pratiques, et explique que la liberté religieuse
ne doit pas passer avant les Droits de l'Homme.
Cette
mesure n'éliminerait pas la liberté de religion qui est partie intégrante
des Droits de l'Homme, mais pourrait briser le courant de haine,
et éviter que l'enseignement aux enfants de tels textes, ne les
encouragent un jour, à commettre des crimes abominables en leur
faisant croire qu'ils sont “les instruments de Dieu”. Le degré de
haine patent, contenu dans certains livres religieux, les rend plus
dangereux que des armes à feu, parce que ces livres vont même jusqu'à
recommander l'utilisation des armes pour tuer les “infidèles”.
L'OSCE
doit être convaincue que nous lui apporterons tout notre soutien
international pour la diffusion vers les Etats de telles directives.
Il
n'y a pas de danger réel en provenance des minorités. Statistiquement
il y a plus de magouilles, violences, meurtres, suicides dans la
société dite normale. Un exemple, le suicide : l'éducation nationale
et la police comptent plus de suicides par an que toutes les minorités
réunies sur plusieurs années. L'éducation nationale et la police
sont-elles des sectes dangereuses ? Bien sûr que non !
Nous,
Raëliens sommes fiers de notre religion et continuerons notre combat
pacifique pour la liberté et pour un monde meilleur et sans discrimination.
Nous en avons assez d'être stigmatisés comme le peuple juif l'a
été, il y a 50 ans, et traités comme des citoyens de seconde classe.
Paix
et Amour pour tous ceux qui aident à faire de ce monde, un monde
de liberté et de tolérance.
www.rael.org
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